Retrouver l'équilibre après un burn-out n'est pas chose facile. Il faut du temps pour se reconstruire après le passage de la tempête, ainsi que des outils adaptés. Voici, à travers le parcours de Christophe, comment la sophrologie peut accompagner cette reconstruction.
Le burn-out : un effondrement, pas une simple fatigue
Le burn-out n'est pas une fatigue passagère, c'est plutôt un effondrement complet de nos réserves d'énergie, souvent en lien avec le stress chronique au travail : le corps et l'esprit disent STOP. Les signaux qui peuvent alerter sont multiples :
- Physiques : fatigue intense, sommeil qui ne répare plus, tensions musculaires, maux de ventre, migraines.
- Émotionnels : irritabilité, sentiment de vide, perte de sens, de motivation et d'envies, crises de larmes fréquentes.
- Cognitifs : difficultés de concentration, oublis fréquents.
Le burn-out de Christophe
Christophe est arrivé un matin dans mon cabinet à bout de souffle et très angoissé. En arrêt maladie depuis une dizaine de jours, il a des migraines et ne dort que très peu ; son cerveau ne le laisse pas souffler : « je dors deux ou trois heures par nuit, le reste du temps je rumine en boucle ». Il sent que son énergie est coincée, « ça ne circule plus en moi ». Il respire difficilement et happe l'air par de grandes inspirations qui semblent inefficaces. Christophe pleure aussi ; ses émotions le submergent depuis son burn-out, « c'est infernal ».
Son objectif : « me réparer pour rebondir »
Son objectif est clair : « Je veux me réparer pour pouvoir rebondir ». Les mots sont forts : « me réparer », Christophe se sent comme une machine cassée. Il souhaite aussi « rebondir » — j'aime cette idée du rebond : c'est aller de l'avant, et c'est déjà l'idée que tout peut aller mieux, que de ce moment difficile où une grande fragilité s'exprime peut naître du positif.
L'accompagnement mis en place
Dans un environnement douillet, avec douceur et bienveillance, je crée un espace où Christophe peut se sentir en sécurité, pour démarrer un accompagnement sur mesure. Nous prenons le temps de discuter à chaque début et fin de séance : il exprime ses ressentis, je le rassure dans ses progrès, je l'encourage et je réajuste les séances à son rythme, pour :
- éliminer les tensions physiques, mentales et émotionnelles (douleurs musculaires, migraines, maux de ventre, ruminations, angoisse) ;
- se recentrer sur ses sensations corporelles pour aider à « débrancher » le cerveau ;
- apprendre à stopper les ruminations ;
- stimuler l'estime de soi et retrouver une image de soi positive ;
- retrouver la confiance en se rappelant toutes ses capacités ;
- envisager son avenir professionnel avec sérénité.
Neuf séances plus tard : le rebond
Au bout de 9 séances, Christophe a retrouvé le sourire, une respiration apaisée, un sommeil réparateur et ses motivations. Il a aussi changé de regard sur son travail et sur ses attentes : il a pu négocier un changement de poste qui lui convient mieux aujourd'hui. Il ne mise plus tout sur son travail pour exister ; il a développé sa créativité et s'épanouit autrement.
Aujourd'hui, Christophe se dit « réparé ». Il a repris le travail dans la même société, sur un nouveau poste ; il fait de la photo, écrit des poèmes, son sourire est rayonnant et il a plein de projets.
Un accompagnement, en complément du suivi médical
Le burn-out nécessite un suivi médical, et peut s'accompagner d'une dépression qui relève d'une prise en charge spécifique. La sophrologie s'inscrit en complément de ce suivi, pour récupérer et se reconstruire — jamais à sa place.
Vous vous reconnaissez ?
Si vous vous reconnaissez à travers ce témoignage, je vous invite à prendre rendez-vous, ne serait-ce que pour m'en parler dans un premier temps. À Annecy, au Centre de bien-être Wakanda, ou en visioconférence, le premier pas est un simple échange.